Initiation à la communication violente
Nous voulons une Cité plus coopérative. Or on ne coopère vraiment qu’entre égaux : tant que les rapports de force restent déséquilibrés, la coopération n’est souvent qu’une soumission déguisée. Cette formation est un outil pour les rééquilibrer : apprendre ensemble à les comprendre, à y faire face et à les retourner.
Vous voulez suivre cette formation, ou l’organiser pour votre collectif ?
Écrivez-nousNotions
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Assumer le conflit
Dans toute société, des groupes ont des intérêts divergents : employeurs et salariés, bailleurs et locataires, administration et usagers, financeurs et associations. Ces divergences ne sont pas des malentendus qu’un meilleur dialogue suffirait à dissiper, ce sont des oppositions réelles. Le conflit n’est donc pas une anomalie de la vie sociale, il en est une composante ordinaire. Ce qui pose problème, ce n’est pas le conflit, c’est son déni, ou le fait qu’il soit toujours tranché au profit des mêmes.
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Connaître ses forces
Le pouvoir n’est pas une chose qu’on possède ou non, c’est une relation, qui repose sur des ressources. Les dominants en ont davantage, mais personne n’en est entièrement dépourvu. Et surtout, ce ne sont pas les mêmes des deux côtés.
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Dans la peau du dominant
On croit souvent que celui qui domine s'accroche au pouvoir parce qu'il en aime l'ivresse. C'est l'inverse : ce qui le fait tenir, c'est la peur. Peur de perdre sa place, son statut, son emprise. Derrière la puissance affichée, il y a quelqu'un gouverné par la peur.
Le comprendre, c'est déjà cesser d'avoir peur de lui.
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Repérer les manœuvres
Dans nos sociétés, la domination s’exerce rarement de façon ouverte. Elle passe par des mécanismes qui se dissimulent, qui ont un immense avantage pour ceux qui les emploient : ils ne ressemblent pas à des rapports de force.
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Questionner le cadre, les mots et les outils
Toute interaction se déroule dans un cadre, s'appuie sur des représentations et passe par des outils. Rien de tout cela n'est neutre : chacun augmente ou réduit la puissance d'agir de ceux qui s'y trouvent pris. Qui pose le cadre ? Qui impose ses mots ? L'outil est-il aliénant ou libérateur ? Il ne s'agit pas d'échapper au cadre, mais de savoir qui l'a posé, de pouvoir le discuter et de proposer le sien.
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Reconnaître la domination en soi
La domination ne tient pas seulement par la contrainte extérieure. L’opprimé peut héberger l’oppresseur en lui. La domination s’exerce souvent avec la complicité, non consciente, de ceux qui la subissent, parce qu’ils perçoivent le monde avec les catégories mêmes que la domination a produites.
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S'organiser pour agir
Comprendre un rapport de force ne le change pas. Les dominés ne pèsent vraiment qu'ensemble, et le nombre ne devient une force que s'il s'organise. Choisir des combats gagnables, formuler des exigences claires, agir par étapes et dans la durée, c'est se donner une chance de faire bouger les choses.
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Rester juste
La formation enseigne le rapport de force comme un moyen de défaire la domination, pas de la retourner à son profit.
Pour qui ?
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Formation pour les individus
Public : des personnes qui partagent une condition de dominés (salariés, locataires, usagers, femmes dans un milieu masculin…) sans être organisées.
Inscription individuelle, directement ou via des structures relais (syndicats, réseaux d’éducation populaire, centres sociaux, structures de l’ESS).
Point de départ : des situations vécues individuellement, souvent récurrentes : céder, se taire, ne pas savoir refuser.
Promesse : savoir tenir face à quelqu’un qui maîtrise le rapport de force, et comprendre que ce qu’on vit seul est une situation partagée.
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Formation pour les collectifs
Public : un collectif constitué ou en cours de constitution (association, collectif d’habitants, section syndicale, collectif d’usagers), confronté à un adversaire ou à un décideur sur un enjeu précis.
Point de départ : une lutte, une négociation, un conflit avec un bailleur, une collectivité, un financeur.
Promesse : repartir avec une lecture claire du rapport de force dans leur situation, et avec une stratégie pour le faire évoluer.
Parlons-en
Pour vous inscrire, ou pour organiser une session avec votre collectif, écrivez-nous.
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